Holacracy : une inspiration pour vos réunions

Holacracy propose un nouveau système de gouvernance des entreprises reposant sur des équipes auto-organisées. Il s’agit bien d’une gouvernance et non d’un système anarchique. En effet, les équipes obéissent à des règles et des rituels strictes. Je voudrais revenir sur certains de ces rituels qui sont pour moi autant d’outils redoutables que chacun peut utiliser pendant ses propres réunions.

au sommaire :

Retour rapide sur les principes de l’Holacracy

Je m’intéresse à l’Holacracy depuis deux ans.

j’avais eu la chance d’aller voir son théoricien principal, Brian J.Robertson au NUMA l’année dernière.

 

Plusieurs phénomènes sont à l’origine de l’Holacracy. Dans la bande-dessinée « Une nouvelle technologie managériale : l’Holacracy », Bernard Marie Chiquet et l’illustrateur Etienne Appert reviennent sur ces phénomènes bien connus des salariés :

  • des organisations rigides
  • des luttes de pouvoir
  • des décisions pas toujours heureuses privilégiant le court-terme
  • peu de transversalité
  • le manque de reconnaissance
  • le manque de communication
  • peu de sens à l’action
  • des rôles peu clairs.

Tout cela aboutit à des organisations peu efficaces alors que les contraintes économiques poussent à avoir justement une gouvernance efficace et réactive.

L’Holcacracy propose un nouveau modèle, centré sur la mission de l’organisation. Et c’est l’organisation qui doit perpétuellement s’améliorer pour répondre le mieux possible à sa raison d’être.

Et pour cela, trois principes phare constituent le socle de la démarche :

  • le pouvoir de décision est décentralisé un maximum. Ce sont ceux qui font qui décident.
  • le consentement suffit, le consensus n’est pas recherché. L’organisation peut se mettre à jour très rapidement, une décision même mauvaise peut être corrigée rapidement, inutile de rechercher le consensus, cela ferait perdre du temps.
  • les rôles sont différents des personnes. Une personne peut porter plusieurs rôles mais un rôle ne peut pas être occupé par plusieurs personnes.

Trois rituels rythment cette gouvernance avec des outils que je vais partager ici.

Les rôles structure

Les principaux rituels d’une gouvernance holacratique sont :

  • les réunions de stratégie : sur quel aspect allons-nous mettre notre énergie dans les 6 mois qui viennent?
  • les réunions de gouvernance : quelles sont les aspects de notre gouvernance que nous pouvons améliorer?
  • les réunions de triage pour veiller à la bonne synchronisation des membres de l’équipe (appelé Cercle, mais c’est une autre histoire…).

Le premier outil, c’est tout simplement la répartition des rôles pendant n’importe quel rituel holacratique.

Sont obligatoires pendant les rituels :

  • le rôle de facilitateur : il est le garant du processus. Selon Holaspirit, il s’assure que « les pratiques de gouvernance et d’opérations du Cercle sont en ligne avec la Constitution »
  • le rôle de secrétaire : selon le site Holaspirit toujours son rôle est de « gérer et stabiliser les registres du cercle et le processus de tenue de ces registres »
  • le « premier lien » : Le Premier Lien détient la Raison d’être de l’ensemble.

La formalisation de ces trois rôles est déjà en soi inspirant pour n’importe quelle réunion.

Pour comprendre ce que cela veut dire, voici une petite vidéo :

Le tour d’inclusion

Le tour d’inclusion débute n’importe quels rituels.
Il s’agit tout simplement de demander aux participants comment ils vont.

L’objectif est double :

  • les faire entrer « mentalement » dans la réunion en s’adressant directement à chacun
  • savoir interpréter les réactions ou la mauvaise humeur. Si un participant déclare d’entrée être en colère, les participants seront plus à même de comprendre ses réactions.

Les points administratifs

C’est tout simple. Il s’agit de rappeler les points pratiques de la réunion, notamment si un participant doit quitter la réunion plus tôt que prévu.

Le cockpit

Le cockpit est un élément essentiel de synchronisation.

Il est composé de :

  • la checklist : une série limitée de questions, toujours la même, qui doit être posée pour ne rien oublier d’important
  • les indicateurs : une liste limitée et stable de KPI qui permet de vérifier si l’activité va dans le bon sens
  • les projets : ce sont les actions portées par chaque rôle avec leur statut (à commencer, en cours etc..)

Ces éléments sont affichés à la vue de tous et toutes.

Pour en savoir plus sur l’Holacracy

Si le sujet de l’Holacracy vous intéresse, je vous invite à regarder ce TED de Brian J. Robertson :


En version longue :


Pour ceux qui souhaitent vraiment s’y plonger, je vous recommande la bande dessinée de Bernard Marie Chiquet et Etienne Appert qui permet de bien appréhender ce que veut dire Holacracy dans une organisation.


Pour les plus passionnés, la lecture de « La Révolution Holacracy : Le système de management des entreprises performantes  » de Brian J.Robertson est un investissement payant.

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